EXTRAITS de notre livre : « La PHYTO – PSYCHOTHERAPIE »

Auteurs : Maigret – Demierre

Sujet : Ce qui est au Physique est au Psychique et vice-versa

Plus de 60 maladies et leurs traitements par la Phytothérapie,

l’Aromathérapie et la

Psychothérapie Analytique + la définition médicale

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Eczémas

Eczéma suintant :

Définition médicale :

La caractéristique de l’affection de l’eczéma est l’apparence des vésicules (de la grosseur d’un grain de mil ou de semoule) sur un territoire de la peau, apparaissant soit brusquement sur une peau absolument saine, soit sur une peau antérieurement irritée, rougeâtre, ayant parfois été le siège de démangeaisons quelques jours avant qu’apparaissent les vésicules.

Celles-ci éclosent par plaques, les vésicules sont très brillantes, voire cristallines, elles se remplissent d’un liquide clair qui augmente leur tension, phénomène qui va occasionner les terribles démangeaisons (le prurit eczémateux).

    C’est alors le troisième stade, le liquide va faire irruption à l’extérieur ; débarrassées de leur contenu liquide, ces vésicules laissent apparaître une sorte de puits plus ou moins profond : c’est le puits eczémateux. A ce moment, peut s’installer un suintement liquide qui est souvent entretenu par une infection microbienne plus ou moins importante, pouvant à elle seule nécessiter un traitement. Cette infection  est causée par l’entrée en jeu du staphylocoque, présent en permanence sur le corps. L’eczéma accuse des lésions d’impétigo (eczéma impétigineux),  complication fréquente. On assiste à des poussées d’eczéma en différentes régions de la peau. Tandis que l’une est le siège d’une cicatrisation : on voit une autre région devenir le siège d’une nouvelle poussée ….

Les causes de l’eczéma :

-         Les eczémas professionnels : agents physiques ou chimiques

-         Eczémas allergiques : souvent consécutif à des injections de sérum,  à des vaccinations, aux transfusions sanguines, aux traitement médicamenteux.

-         Les eczémas nerveux : émotions contenues qui ne peuvent pas s’exprimer autrement que par la peau.

Les chocs émotifs brusques chez des sujets prédisposés (sensibilité aux chocs de l’existence, que ces chocs soient physiques, psychiques, affectifs, moraux,) ou les chocs émotifs durables, rentrés, difficiles à contenir, peuvent s’extérioriser par la peau. C’est par une thérapeutique sédative, par la suppression des réflexes de grattage que ces malades peuvent voir guérir un eczéma qui les désespère.

Traitement local :

 Quand l'eczéma a-t-il débuté et comment évolue-t-il? Les poussées sont rythmées de façon nette par les contacts. Exemple : dans les eczémas professionnels, l'eczéma s'améliore pendant les vacances ou en arrêt de travail et récidive des la ré exposition à l'allergène.

 

-          dos des mains : contact professionnel, ménagère,....

-          visage : cosmétique, produits aéroportés...

-          paupières : vernis à ongles, collyres....

-          poignet : montre, bracelet........

Estomac

Définition médicale :

Les brûlures d’estomac seraient la traduction d’une hypersensibilité de la muqueuse gastrique. Leur mécanisme est encore obscur : l’hyperchlorhydrie, les fermentations (acides butyrique, acétique, lactique), sont possibles, le reflux biliaire des insuffisants hépatiques peut être invoqué.

Les douleurs d’estomac véritables sont traduites de diverses façons par les malades : crampe, torsion (ils ont une vrille dans le creux de l’estomac), coup de poignard transfixiant, « lame de feu qui les transperce » coup de couteau inopiné les surprenant en plein travail, en pleine digestion, douleur »leur donnant l’impression qu’ils vont s’évanouir ».

Ces douleurs vives éveillent plutôt l’idée mise, sans certitude absolue, d’un ulcère ou d’un spasme du pylore.

Les douleurs à type de faim douloureuse, ont été données par certains auteurs comme caractéristiques d’un ulcère (surtout duodénal)

Le malade éprouve une sensation de faim extrêmement pénible, que calme immédiatement l’ingestion d’une quantité, même minime, d’aliments ou de boissons.

L’horaire : un dernier caractère des douleurs gastriques, quelle que soit leur intensité, est celui de l’horaire d’apparition : douleurs survenant immédiatement après le repas et douleurs survenant 3 à 4 heures ou davantage après le repas. Il faut également observer  si elles sont périodiques : apparaissant pendant une durée de 10 à 15 jours, 1 mois ou plus pour se calmer ensuite,en rapport avec les saisons, les vacances, les rencontres, les événements, etc..

On pourra ensuite différencier les crises douloureuses des biliaires des crises des gastriques véritables, qui durent 3 semaines ou 1 mois.

Les douleurs tardives mais irrégulières sont plutôt dues à des troubles nerveux ou intestinaux (tels que l’appendicite chronique, la colibacillose, une affection rénale).

C’est en interrogeant le malade que l’on peut identifier les caractéristiques tout au moins subjectives de cette douleur

Il est possible , lorsque les malades éprouvent une sensation que leur estomac n’évacue pas, ou très lentement son contenu, une pesanteur qui traduit simplement un  état nerveux  hyper spasmodique de l’estomac chez un sujet mangeant vite, avalant de l’aire ou mangeant, à fonds perdus, de grandes quantités d’aliments. Le seul traitement valable est de supprimer tous les aliments irritants pour la muqueuse gastrique, et éviter toute surcharge par des repas légers. On peut confondre les affections du foie, de la vésicule, du pancréas, de la rate, avec une affection de l’estomac. La découverte d’un point douloureux ne traduit pas toujours une maladie d’estomac, car un très grand nombre de sujets nerveux, hypersensibles, accusent une douleur à la palpation gastrique même légère. Seul, un examen sous écran radioscopique permet d’établir une relation entre ce point douloureux et l’estomac.

Foie

Définition médicale :

Le foie, principale usine chimique de l’organisme, résiste habituellement bien aux agressions alimentaires.

Le foie a, en fait, trois ennemis principaux :

 L’alcool qui, pris en excès, détruit les cellules hépatiques et conduit à la cirrhose

Les virus des hépatites : l’hépatite A, transmise par ingestion est bénigne dans l’immense majorité des cas (sauf chez la femme enceinte). L’hépatite  B, transmise par le sang  et les rapports sexuels, peut tuer en quelques jours, conduire à une cirrhose ou à un cancer du foie, ou guérir sans séquelles (dans la majorité des cas, heureusement). L’hépatite C, transmise par le sang, évolue de façon chronique, et peut également provoquer cirrhose et cancer, ou rester toujours inapparente.

Les médicaments : parmi les effets indésirables des médicaments figurent les hépatites médicamenteuses. Leur survenue est imprévisible, mais une perte brutale de l’appétit, une fatigue inexpliquée ou une coloration jaune de la peau doit conduire à doser dans le sang les transaminases, dont l’augmentation traduit la souffrance du foie.

Hépatite ( à virus) : inflammation du foie due à un virus filtrant. On en distingue 2 types :

-            hépatite épidémique due au virus A

-           hépatite d’inoculation due au virus B et qui est transmise accidentellement par l’usage de seringues contaminées et mal stérilisées.

Le foie : volumineuse glande annexée au tube digestif, se trouve situé sous le diaphragme, son poids, 2.400kg environ.

La face inférieure du foie entre en contact avec l’intestin (colon droit) et  l’estomac.

De la face inférieure, s’échappe le canal cholédoque, voie biliaire principale qui va s’aboucher dans l’intestin

La vésicule biliaire, réservoir de la bile, appendue au cana cholédoque, se trouve sous le foie, au niveau de sa partie antérieure.

Deux vaisseaux importants arrivent au foie : la veine porte : cette veine apporte au foie du sang qui contient les aliments réduits en constituants élémentaires par l’estomac et l’intestin. L’artère hépatique : provient de l’aorte abdominale et permet la vascularisation du foie.

La cellule hépatique, unité fondamentale du foie, se présente sous un aspect différent suivant qu’elle se trouve au repos ou en activité, c’est-à-dire élaborant diverses sécrétions ces cellules, unies les unes aux autres, forment une sorte de roue ou lobule avec des rayons, le moyeu étant représenté par la veine centrale qui leur apporte les éléments déjà transformés par l’estomac et l’intestin. A la périphérie des cellules, entre les lobules unis les uns aux autres, on trouve l’origine des canalicules biliairesse déverse la bile secrétée par les cellules. Ces canalicules foreront les canaux hépatiques, original du canal cholédoque déversant la bile dans l’intestin. Dans l’intervalle des cellules, on rencontre encore du tissu conjonctif caractérisé par ses cellules géantes, en forme d’étoiles, qui interviennent dans la défense antitoxique et antimicrobienne du foie. Le foie riche en vaisseaux, véritable éponge ou circule surtout du sang veineux amené par la veine porte, est le puissant drain de tous les organes abdominaux.            .

 On a constaté que, lorsque le foie se contracte (ce qu’il fait avec une grande élasticité), il bloque dans l’éponge le sang qui s’y accumule. Le foie vasculaire peut ainsi, quand l’écluse est ouverte, ne contenir que quelques centilitres de sang ou, quand elle se ferme, réaliser un vaste réservoir ou s’accumulera une « masse dormante d’un litre et demi)

Notons l’importance du système nerveux vasomoteur sympathique, capable d’agir sur les vaisseaux du foie et par là, sur les cellules du foie.

Le foie ne saurait être un organe isolé des autres et que beaucoup de troubles ont leur point de départ dans un réflexe à distance : l’émotion, qui peut brusquement déclencher un ictère (jaunisse)  est à rapprocher de l’anxiété subite qui rend la bouche amère et provoque la nausée.

Un tempérament bilieux avec son humeur et ses réactions pessimistes-

Tu as un foie comme une éponge.

Les cellules du foie assurent un prodigieux travail à l’égal d’un laboratoire, nous devons le préserver de toute maladie.

 LE FOIE  EXPORTE FABRIQUE ET TRANSFORME. La fonction du foie est la sécrétion puis l’excrétion de la bile.

La bile est excrétée dans l’intestin à raison de 1000 à 1500 grammes par 24 heures

Elle contient : des pigments biliaires : la bilirubine (3à5 grammes par litre), est le pigment le plus important, car sa rétention explique les jaunisses.

Des sels biliaires : propriété essentielle d’émulsionner les graisses.

      Le cholestérol, dont le chiffre, 1.50 à 1.80 grammes par litre, a tendance à augmenter lorsque le cours de la bile se ralentit (par exemple dans les cholécystites ou inflammations vésiculaires par les calculs).