Abus de savoir, abus de pouvoir :               psycho-soutien.com

 

1)    A l’origine :

au masculin ; au féminin : si on observe certaines tribus isolées, existant encore sur la planète, sans contacts avec nos civilisations dites évoluées, on peut penser que le couple tel que nous l’interprétons aujourd’hui, n’existait pas aux origines de notre espèce. Si l’attention est maintenant plus portée sur la préservation de l’environnement que sur la quantité d’êtres humains  pour en garantir la survie, avant c’était l’inverse, il fallait se prémunir de l’environnement et garantir la descendance. Tout laisse à penser qu’hommes et femmes se pliaient aux impératifs de cette loi naturelle qui s’impose à toutes les espèces (microbiennes, végétales, animales etc.…). On croit avoir oublié et pourtant dans l’impératif, il nous faudrait peu de temps pour retrouver ce qui est indispensable ainsi que les façons de l’obtenir.

 Pour le contrôler, il suffit d’imaginer une catastrophe planétaire qui n’aurait laisser de chance qu’à un petit groupe de personnes composé de quelques hommes, femmes et plusieurs enfants, dénudés, sans toît, sans nourriture, ce qui vous viendra en tête si vous en faites partie, après bien sûre, avoir balayé les problèmes récents qui n’auront plus lieu d’exister, ressemblera étrangement à ce qui était pensé à l’origine. La survie de soi pour les enfants, la survie des enfants pour soi dans la vieillesse, la survie du groupe pour la sécurité et l’entraide, reprendra toute l’importance quelle avait au temps de la préhistoire. La survie du groupe, elle, ne peut être assurée sans la sexualité ! La nature nous a doté de sens qui apportent  du plaisir lors des rapports sexuels et de la mémoire qui permet entre autres, d’avoir le désir de revivre ces plaisirs. Pour le groupe, la nécessité d’une progéniture en bonne santé, saine et robuste, s’impose. Dans ce nouveau contexte, la femme saura très vite choisir le mâle le plus adéquat pour l’accouplement. Le rang social jadis important, n’aura là, plus aucune influence sur les critères de sélection, pas plus que les titres, la propriété et le compte en banque. Les hommes se disputeront se rapport sexuel ! La force physique et la ruse l’emporteront tant que l’avenir ne sera pas garanti. La mère qui sommeillait en chaque femme, se réveillera, intransigeante dans tout son rôle, souveraine par sa capacité à enfanté. Les hommes, devant ces femmes portantes, retrouveront la mère qui les a enfantés et tout naturellement, assureront sécurité, nourriture et abri. Tant que « survivre » sera la seule préoccupation du groupe, il en sera certainement ainsi.

     2)  Vivre et non plus survivre :

 Ce qui avait dû ce passé :

A force de réflexions et de travail pour que demain soit meilleurs qu’aujourd’hui, la tribu peut maintenant assurer sa subsistance au-delà des vingt quatre heures, voir même sur plusieurs mois (maîtrise de la conservation, de la planification, du stockage, de la culture etc.…).Reste le problème des hommes privés des plaisirs sexuels, leur désir de procréer se compense par le plaisir à créer, inventer l’objet mais surtout l’outil vite devenu indispensable et convoité pour améliorer la production, la défense, la chasse….les soins…Ces hommes, tout d’abord insignifiants sont vite apparus importants, non plus pour la survie de la tribu devenue société, mais pour son bien être. De la tribu en est rester le groupe constitué des hommes sélectionnés par les femmes, avec à leurs têtes, le plus convoité qui en devînt le chef.

   Par une curieuse combinaison (qui serait trop longue à développer ici) ce qui était solidarité dans la survie est devenue exploitation du travail des uns pour le compte de minorités dirigeantes constitué des groupes cité ci-dessus qui édictèrent les premières lois et la répression musclée pour les récalcitrants. Au fil du temps, on est passé de la solidarité dans la tribu (survie) à l’exploitation de la société (sécurité) pour finir par la dictature sur les peuples (luxe).

   Comment cela a-t-il été possible ?

Sans la peur (de souffrir ou de mourir) tout comme sans sexualité, la vie (humaine pour ne citer qu’elle) n’existerait pas, elle fait partie, elle aussi, des éléments indispensables à la survie

 Pour ne citer qu’un exemple : le plus rapide pour atteindre le bas d’une falaise c’est de la sauter, qu’est-ce qui empêche de prendre ce chemin là ?

   Le mot « gouverner » pourrait être rayé du vocabulaire si on pouvait rayer de notre mémoire le mot « autorité » et le remplacer par « décision collective » ainsi que « punition par devoir »

C’est l’exploitation de la peur qui permet la dictature mais c’est la peur aussi qui peut la renverser si l’avenir du peuple opprimé est très menacé. C’est dans le pire que resurgit la conscience, c’est dans les catastrophes que réapparaît la solidarité (c’est toujours le peuple qui met le premier la main à la pâte et à la poche, en tout anonymat), les racines sont toujours là !

 

3)     Ces groupes musclés qui gouvernent :

Parenthèse : Si quelques femmes apparaissent aujourd’hui dans ces groupes c’est parce que la conjoncture actuelle permet aux mères d’assurer l’avenir de leur progéniture (donc de notre espèce) sans avoir recours aux services apportés jadis par l’homme. Force est de constater qu’il y a de plus en plus de femmes qui élèvent seules leurs enfants, qui occupent des métiers avant réservés aux hommes, qui orientent plus leurs filles que leurs garçons vers des carrières professionnelles, qui font de la politique et qui veulent endosser les deux rôles. C’est possible aujourd’hui ! Si tout comme après les guerres qui ont décimé les hommes, ou on a pu constater une recrudescence de naissances masculines, tout porte à penser que bientôt il y aura plus de filles que de garçons. La gente masculine traverse une drôle de période qui se manifeste d’ailleurs par un accroissement du nombre de couples homosexuels de part et d’autre. Si les femmes ont toujours été très influentes sur les décisions des hommes de pouvoir, de plus en plus elles se glissent au devant d’eux, reste à espérer qu’elles sauront mettre un peu de sérieux dans la politique « mu-muse » de leurs maris si un jour elles pensent les remplacer.

Il  est impossible de pouvoir gouverner sans moyens de dissuasion :

   -   la force de répression pour instaurer la peur : sur le terrain, pour être efficace,  son obéissance est plus importante que sa réflexion, ses muscles plus que ses connaissances.

 

 

                                                                                              A suivre…