Boulimie :      www.psycho-soutien.com
 
Message :
 
C’est arrivé dans ma vie à l’adolescence --- pulsion d’avoir besoin de manger--- 3 x par jour puis 5 x --- dégoûtée de moi-même---je prends des résolutions le soir --- me limiter à 1 repas par jour --- mais je n’y arrive pas --- chaque jour à lutter contre ces crises --- manger et encore manger ---
 
La boulimie :
 
Ce qu’entend bébé à sa naissance : ( Ah, le beau bébé, combien pèse-t-il ,)
 
Tout commence déjà à la venue au monde. Le « poids du bébé » est retranscrit à chaque faire-part de naissance. Le regard est porté sur les « kilos » représentatifs de « la bonne santé » de l’enfant, et non sur lui en tant qu’être humaine en devenir !
Si le poids est supérieur à la moyenne , bébé reçoit « les félicitations » de chair !
Dans le cas contraire, sa mère éprouvera une culpabilité du « bébé » malingre et tentera de « réparer » par un gavage, nourriture imposée !
 
Des crises de boulimie 3 à 5 fois par jour ne s’identifieraient-elles pas aux 3 ou 5 des « tétées » du nourrisson au sein de la mère , ou du biberon, substituts palliatifs d’affection de l’ancien lien « protection » !
Apparaît ensuite le moment du sevrage qui pourrait être vécu chez l’enfant comme une véritable séparation après tant de sollicitude témoignée lors des « pesées ». Mémoire oubliée, mais revécue dans des difficultés de relation avec ses parents, lors de l’adolescence, et qui retrouve sa trace dans la nourriture ingurgitée.
 
Il y a un déclencheur à la première et irrésistible envie de « s’engouffrer » de la nourriture qui « masque » un « besoin », celui de n’avoir pas pu exprimer ses ressentis, ses émotions, ses colères, et surtout ses pensées.
 
C’est sur une mémoire oubliée de l’enfant « à table » que s’origine le comportement alimentaire incompréhensible du jeune et moins jeune adulte. Il y a déjà cette obligation de « manger » instruite des parents, grands-parents, « présence à table ! absence inacceptable ! » l’enfant doit manger envers et contre tout désir même si intervient un événement traumatisant d’une gravité à couper l’appétit.
 
Si interviennent des années plus tard une rupture affective , un divorce ou un deuil, des difficultés professionnelles, la mémoire d’enfance ressurgit avec tout « son poids » et se répercute dans cette souffrance d’aujourd’hui qui anéantit la personne, sans que celle-ci réalise que c’est une répétition d’un déjà vécu d’une profonde solitude.
 
Comment comprendre la boulimie sans revenir sur l’origine ? Chaque détail (avant, pendant et après l’acte) devient outil très important dans cette recherche . Le corps est montré dans une difformité, se servir de ce corps pour crier sa limite à la résistance de souffrance, l’appel à l’aide pour enfin essayer de trouver quelqu’un pour dire par les mots tout ce qui a été détruit.