LA PROSTATE : extraits de notre livre « La phyto-psychotéraphie »
(Tout droit d’auteur réservé)
Les maladies de la prostate : Une des principales est l’hypertrophie de la prostate. Entre la cinquantaine et la soixantaine se produisent dans l’organisme de l’homme des phénomènes qui sont chez lui l’équivalent de la ménopause chez la femme, et qui constituent l’andropause, à ce moment là, de nombreuses glandes de l’organisme diminuent ou cessent leurs secrétions, l’instinct génital diminue, des modifications dans la circulation apparaissent. La prostate, elle, augmente de volume peu à peu. Cette augmentation de volume passe par deux phases successives : dans un premier temps, elle se congestionne seulement, puis dans une seconde période, sa masse croît véritablement. Quels troubles cela va –t-il amener ? Chez certaines personnes, l’hypertrophie de la prostate va rester modérée et ne donne que peu ou pas de troubles, chez d’autres, la gêne à l’écoulement urinaire pourra aller jusqu’au blocage complet. C’est alors la rétention complète d’urines. L’urine ne s’évacuant plus, les produits de déchets comme l’urée, qui sont normalement éliminés de l’organisme par l’urine, vont être retenus dans le corps et cela amènera rapidement l’intoxication par l’urée ou urémie (complication très grave). Il importe donc de reconnaître le plus tôt possible l’hypertrophie de la prostate, et ceci d’autant plus que pendant la phase de congestion simple (la première phase), de simples règles d’hygiène, un régime approprié et un traitement non chirurgical peuvent amener une guérison et rendre inutile l’intervention du chirurgien, à condition toutefois de rester sous surveillance médicale régulière.
Symptômes : le sujet s’aperçoit qu’il doit uriner la nuit (surtout au cours de la deuxième moitié de la nuit), de plus en plus fréquemment ; le sujet observe une diminution du volume urinaire émis à chaque fois, ou une difficulté à uriner ( la sensation de devoir « pousser » pour évacuer ses urines), et en plus, il n’a jamais la sensation de s’être évacué complètement. Cette gêne se manifeste aussi ailleurs par une diminution de la puissance du jet urinaire et par l’existence à la fin de l’émission, de gouttes d’urines retardataires qui continuent à couler et souillent son linge. Un autre symptôme : des brûlures le long du canal de l’urètre, ces brûlures sont dues au passage d’urines infectées. Tous ces signes prouvent que le malade à un taux d’urée un peu élevé. En cas d’infection urinaire, la température est souvent située entre 38 ° et 38° 5 le soir. Il faudra procéder à des examens médicaux.
La prostate : cette petite glande est à l’origine de quelques dizaines de milliers de cancer par an dont ¼ sont causes de décès. Selon les statistiques : plus les hommes éjaculent avant quarante ans, moins ils risquent le cancer de la prostate, mais aussi, plus il y a eu de partenaires, plus il y a risques de complications dans les cancers, surtout lorsque la personne a subi une ou plusieurs infections sexuellement transmissibles.
La stagnation trop longue du liquide séminole dans la prostate ainsi que l’atrophie de ses fonctions font partie, tout comme la qualité des urines, des facteurs déclencheur de ses maladies. On peut donc dire que l’éjaculation fréquente fait aussi partie de l’hygiène, le recours à la masturbation reste le seul moyen naturel quand il n’existe pas de rapport sexuel suffisamment nombreux pour y parvenir.
Certaines religions imposent l’abstinence d’éjaculation à leurs adeptes, ce qui n’est pas dit, c’est qu’ils sont sujets alors à ce qu’on appelle les « pollutions nocturnes ». Naissent avec la naissance de toutes créatures, les systèmes qui leurs ont donnés naissance et tout ça doit fonctionner, ne serait-ce que dans l’éventualité d’une possible participation à la survie de l’espèce ! D’autant plus que pour l’encourager, les systèmes comportent entre autres, des éléments que l’on a nommé désir et plaisir. L’abstinence ne peut être supportée que par une compensation d’aussi grande importance : la promesse d’une vie éternelle contre la participation à redonner une vie considérée trop éphémère !
Ceci dit, prostate et sexualité sont intimement liées. Les massages de la prostate peuvent, dans certains cas, en améliorer voir soigner les troubles. Mieux vaut, avant d’y avoir recourt, demander un diagnostique médical. Si vous ne trouvez de masseur expert en la matière (urologue), il est possible de s’auto masser à défaut de partenaire compatissant.
La méthode : le massage de la prostate s’effectue par la voie rectale. Il existe des appareils appropriés, mais l’appareil le plus efficace, le plus sensible pour le diagnostique et le massage reste encore le doigt (index ou majeur).
· Précautions :
- si vous avez des envies pressantes d’uriner, de plus, si vous constatez quelques fuites d’urine, si il y a augmentation de la fréquence des mictions et des mictions nocturnes, si la puissance du jet diminue considérablement avec l’impression que la miction n’en fini pas ou si les urines sont teintées de sang, si vous souffrez de brûlures urinaires accompagnées de fièvre et frissons, consultez votre médecin.
- Il est bien sure préférable de prendre connaissance du massage de la prostate, chez un spécialiste (urologue entre autres), ne serait-ce que pour approfondir le diagnostique et connaître la technique.
- Il est indispensable de se laver correctement les mains, d’avoir les ongles coupés court (avec ou sans gants appropriés), de posséder un bon lubrifiant, de prendre un bain décontractant ou une douche (si vous êtes accompagné, un léger parfum sera toujours apprécié) et de bien s’installer avant d’entreprendre le massage de la prostate.
Qu’est-ce qui est bizarre, la nature ou le comportement de l’homme avec sa propre nature ? Toujours est-il que dans notre éducation, on oblige à résister aux besoins les plus élémentaires. Suffit de se rappeler nos envies d’uriner ou de déféquer en ville ou sur la route (à l’école aussi), pour s’apercevoir qu’aucun ou très peu d’endroits sont prévus pour satisfaire à ces besoins impératifs et impérieux (qui n’a jamais eu à en souffrir en lui ou pour son enfant qui se tortille de douleurs dans un magasin !). Il est normal que ces rétentions obligées dérèglent les fonctions de l’organisme. C’est comme si un « illuminé » diabolisait l’usage d’un bras (c’est déjà fait pour la main qui touche, qui masturbe…), ce bras s’atrophierait en très peu de temps ; on imagine facilement les conséquences physiques et psychiques.